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L'imaginaire pour décoder les messages d'une étiquette passe parfois par une approche insolite: une autre sensibilité, un regard différent sur l'aspect décoratif et tout s'envole... ! La cité de Chinon a vu na”tre un héte illustre en la personne de Rabelais. Le voyage vers le passé est aussi une étape traditionnelle de l'apprentissage. Parler de Rabelais, c'est évoquer le XVIe siècle et le roman d'aventures 'Gargantua' publié à cette époque. L'image de l'étiquette, ci-après, adresse des messages en ce sens.
 
 

1. Morceau choisi du Gargantua de Rabelais
Chapitre IX  : "Les couleurs de Gargantua feurent blanc et bleu... car le blanc luy signifioit joye, plaisir, delices et resjouissance, et le bleu, choses célestes."
Remarque:
Ciel dégagé d'un bleu tendre avec quelques touches de blanc... terre d'équilibre oÝ pousse et vit tout ce que Dame Nature a mis au monde, voilà bien notre terre promise: la Rabelaisie. S'il fallait un Prince à cette région, ce fut fait en la noble personne de Gargantua (fils de Grandgousier et de Gargamelle).
2. Morceaux choisis du Gargantua de Rabelais
Prologue : "vous mesmes dictes que l'habit ne faict poinct le moine: tel est vestu d'habit monachal qui en dedans n'est rien moins que moine"
Chapitre V : " Je ne boy que à mes heures, comme la mulle du pape... Je ne boy que en mon breviaire, comme un beau pere guardian (père supérieur) "
Chapitre XXVII : "Sy faict tout homme de bien... Jamais homme noble ne hayst le bon vin"
3. Morceau choisi du Gargantua de Rabelais
Chapitre XXV : "...fut la saison de vendanges, au commencement de automne, les bergers de la contrée estoient à guarder les vines, et empescher que les estourneaux ne mangeassent les raisins."
4. Morceau choisi du Gargantua de Rabelais
Chapitre XXXVII : allusion à l'abbaye de Chinon... on énumère un certain nombre de pièces à rétir: "on apresta le soupper, et de surcroist feurent roustiz... unze sangliers qu'envoya l'abbé de Turpenay"
 
 
Ainsi, l'amour du vin à précéder le savoir-boire dans une lente évolution. Si le savoir-boire et le bien-manger font partie de notre éducation contemporaine, le débit de boissons fut, vers le XIVe siècle, le levier promotionnel de ce qui évoluera vers tavernes, estaminets, buvettes, guinguettes, bistrots... et j'en passe. Il existe une civilisation du vin (cf. sujet conte moral...) avec ses lois officielles et celles du milieu. Ainsi les marchands qui déchargeaient, par la voie fluviale, en place de Grève (correspond, aujourd'hui, à l'emplacement de la place de l' Hétel de Ville de Paris) les tonneaux de vin, imposèrent leur loi et ceci au nez et à la barbe de la prévété royale.
On a d'abord bu chez soi, avec les proches et pour toutes sortes de raisons (héritages, échanges...) puis, on s'est regroupé en des lieux (cabarets et tavernes) pour traiter plus librement toutes sortes d'affaires.

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