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La Bourgogne, patrie du guerrier, du moine et du bon vin, porte les traces indélébiles d'un passé turbulent. Philippe Le Hardi, duc de Bourgogne déclare le cépage bourguignon 'Gamay' comme inféme et déloyal (fin XIVe siècle). Ironie du sort pour ce cépage qui a son origine sur la paroisse de Saint Aubin, près de Beaune. Cinq siècles plus tard, le vèux de ce duc de Bourgogne aura un allié de poids lorsque le phylloxéra détruisit la quasi totalité du vignoble bourguignon.
 
 

 
On ne peut parler et s'intéresser à la Bourgogne sans imaginer le désarroi du vigneron qui crie sa colère et son désespoir face à ce fleau qu'est le phylloxéra: il en appelle aux savants, aux politiques pour que cesse ce désastre. Plus de cinquante ans que l'on cultive la vigne dans cette famille. Vignerons de père en fils, ils ont été témoins de bien des événements mais l'état des vignes, en cette année de 1886, fait peine à voir...
Le journal 'La Bourgogne' garde trace d'écrits: "...si vous voyiez nos pauvres vignes, même dans les meilleurs climats, vous seriez épouvantés. Des surfaces immenses sont dénudées par la maladie...". La solution viendra et la vigne renaîtra de ces cendres.
La Côte d'Or, patrie des grands crus bourguignons, imposa avec le support de la législation les cépages 'Pinot noir' (pour les vins rouges) et 'Chardonnay' (pour les vins blancs) pour produire des vins de très haute qualité.