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S'il fallait, à l'enseigne de cette grappe, présenter pêle-mêle quelques mots d'introduction sur le deuxième vignoble de France, je dirai que ce 'couloir' naturel d'invasion et de navigation s'est trouvé des preneurs de choix, après la 'paix' romaine et l'installation des vétérans (issus de la légion romaine) comme propriétaires fonciers. Donc, développement de la viticulture sous l'époque gallo-romaine...(attention, on va accélérer la manèuvre...!), puis destruction après la chute de l'empire par les Francs, les Vikings (et j'en passe...), récupération des 'morceaux' (comprendre les parcelles de terrain) par les monastères, résurgence pour la période de 'séjour' des Templiers à Chéteauneuf, apothéose sur la période des Papes en Avignon (début XIVe siècle), nouveaux ravages des parcelles du temps des guerres de Religion, nouvelle résurgence sous la période de Louis XIV, nouvel élan au XIXe siècle quand Daudet, Mistral parleront des crus du Rhône en termes élogieux, puis c'est le tour du puceron dévastateur le phylloxéra qui fera sa première apparition, en France, à Lirac. Le repos bien mérité arrivera avec le support du baron Le Roy, qui je cite, devint par son mariage, viticulteur à Chéteauneuf-du-Pape. Pierre Le Roy De Boiseaumarié constate que les lois de 1905 et de 1919 n'associent pas la garantie de la qualité et celle de la provenance. Ce juriste de formation tracera la voie qui conduira à la mise en place de la loi de 1935, sur les appellations Contrôlées et plus tard à l' INAO en 1947.
 
 

 
Les vestiges gallo-romains ont montré l'importance de la viticulture à cette période: fouloirs à pied, grosses jarres de stockage... bref, la capacité d'exploitation était sensiblement identique à une exploitation viticole actuelle. Avec la notoriété grandissante des vins du Gard, au XVIIIe siècle, le commerce florissant amena des abus et donc les débuts d'une réglementation: un décret royal, de cette époque, fut publié pour préserver les crus. Je cite: "Pour obvier aux abus qui peuvent se commettre en faisant passer les vins de mauvais crus pour ceux de bons crus... seront marqués sur des fonds étant pleins et non autrement, d'une marque à feu qui contiendra CDR signifiant Côte du Rhône, avec la millième de l'année que ladite marque sera apposée et qui sera changée chaque année...".
De part ce décret, les notions de protection de la qualité d'un terroir, d'indication du millésime font leur apparition. Ce sera le début d'un changement long en temps mais irréversible vers l'appellation d'origine Contrôlée.