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Quand on change de
technique,
le terrain peut devenir moins agréable... |

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| Fait important pour la région et qui va avoir un impact
défavorable en qualité sur le vignoble: au début du XIXe siècle, l'expansion de
l'eau-de-vie incita les propriétaires à s'orienter vers une production 'ordinaire'...
les vins distillés étaient aussit»t disponibles à la vente, pas de frais de stockage,
pas de qualité aromatique recherchée. Pour répondre à cette demande, on s'est mis à
planter en plaine. Une région comme l'Hérault voit sa récolte de vin augmenter de
trente huit pour cent en vingt ans (de 1850 à 1869). A titre indicatif la population
européenne en moins d'un demi-siècle va passer de cent quatre vingt millions d'habitants
en 1800, à deux cent soixante dix millions en 1850, soit une évolution de près de
cinquante pour cent. |
| Pour faire face à de nouveau besoins, au nouveau
marché... s'ouvre l'ère du vin de table favorisé par la croissance urbaine, elle-même
générée par l'expansion industrielle. Aucune région productrice de cette catégorie de
vin ne peut concurrencer, en volume, les vins du Languedoc-Roussillon. Emile ZOLA dépeint
ce nouveau paysage dans ' l'Assomoir' en 1877: vin familial de l'ouvrier, vin de la
condition ouvrière pour lequel on termine des moments de repos en allant boire ses
derniers sous au café-concert. Témoins de leur époque, les mots de ZOLA
restent ancrés et à jamais associés à cette époque: "Ah! Dieu de Dieu! les
Jésuites avaient beau dire, le jus de la treille était une fameuse invention! La
société riait, approuvait; car, enfin, l'ouvrier n'aurait jamais pu vivre sans le vin,
le papa Noé devait avoir planté la vigne pour les zingueurs, les tailleurs et les
forgerons! On trinquaient à ceux qui passaient...". |
Le début du XXe siècle aurait pu se présenter
favorablement pour cette région; mais la surproduction tous azimuts généra une crise
grave en Languedoc-Roussillon. L'excès mènera aussi à la fraude: certains négociants
peu scrupuleux 'mouillent', 'sucrent' et 'fabriquent' des vins artificiels. La
surproduction va entraîner la chute des prix et par réaction en chaîne, les revenus
baissent pour les propriétaires viticulteurs. Cette crise va toucher tout le monde
viticole: les patrons baisseront les salaires des 'journaliers' en réduisant le nombre de
jours travaillés. Les commerces seront aussi touchés par cette baisse généralisée du
pouvoir d'achat.
Face à cette situation et devant l'inaction du gouvernement de l'époque, les
vignerons se regroupèrent au sein d'un comité de défense. On plaidera pour un vin
'naturel', la répression des fraudes. Des villes comme Béziers et Narbonne connaîtront
des journées d'émeute. Finalement, le gouvernement calmera le 'jeu' par le vote de la
loi, du 29 Juin 1907, pour lutter contre la fraude et instituant de déclarer les
récoltes afin de permettre un contr»le de volume du marché du vin. |

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Mais revenons à cette douceur qu'est le Muscat de
Rivesaltes que l'on qualifie de VDN: le Vin Doux Naturel (dans le processus de
vinification, on interrompt la fermentation du moòt par l'ajout
d'alcool: cela stabilise le vin qui devient doux).
Essayez un vieux Rivesaltes sur un foie
gras ou un Roquefort... |
"Le
véritable bonheur est au sein de la vertu... nous sommes vertueux, et Dieu nous
récompense: goòtez-moi ce vin-là." Alexandre DUMAS dans Impressions de
Voyages (XIXe siècle)
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