Modestes mots ponctués de pensées autour d'un vin, vous vous êtes finalement décidé à tourner la page. Les plus grands personnages, comme les plus modestes ont narré avec leur caractère le vin pour toutes les joies.
On peut jeter la bouteille (vide) mais on continue de commenter: mémoire du souvenir comparable à une image, l'étiquette restera une confidente. Parler du vin peut se faire de facon sobre, utile, technique, lyrique... Nous tenons à nos goùts, nos sensations. Les moyens de les exprimer tiennent à notre nature, à notre culture.
 
 
 
 
 

Campagne ou compagne

pour séduction...,

 

c'est selon...!

 
   
C'est tout un poème... c'est bien aussi cette expression populaire que l'on peut employer pour cette suite. L'écrivain Colette a magnifié le divin breuvage, j'en cite ici quelques phases:
"Au profond de la terre, dans la cave aux bouteilles, reposent les fruits de tant de soins: flacons jeunes, lisses, fioles millésimées, a”nées chenues, habillées lentement d'une fourrure impalpable, grise et blanche comme le duvet qui frémit sur le corps des bombyx nocturnes. Le ma”tre de céans décoiffe l'une de celle-ci: c'est l'instant de se taire, de lever vers la voùte un verre pansu, à l'issue resserrée; l'èil d'abord, le nez ensuite, la bouche enfin...Béni soit ce ...
Au fait, comment l'appelez-vous, ce velours, cette flamme, ce suc parfait dans toutes ses proportions, plein d'arrière-pensées? Un nom, sous les voùtes, roule et propage les r bourguignons qui depuis un demi-siècle me sont restés dans la gorge."

Tout en verve, un peu iconoclaste et aussi expressif de sentiments qui manifestent une préférence; j'ai trace des propos recueillis, dans notre revue 'Le Pressoir', d'un Grand-Père de l'un des membres du Club: "J'aime bien l' Beaujolais, mais ch'préfére quand même le vin..."
 

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